Rocade : il faut savoir terminer ce qui a été commencé

La fin de la rocade de Lamballe est un sujet qui mérite effectivement d’être public. En cela, le huis clos de Lamballe Terre et Mer, le 26 septembre, ne se justifiait pas. Je l’ai néanmoins respecté. Après la parution de l’article “le projet de la rocade Est à Lamballe est-elle en péril ?”, le sujet nécessite que l’on rappelle quelques faits.

La sujet de la rocade de Lamballe est sur la table depuis les années 1980. Plusieurs tronçons ont été successivement réalisés. La rocade Est est le dernier tronçon pour terminer le projet.

Quels en sont les enjeux au delà des questions budgétaires, environnementales ou de clés de répartition ? La rocade actuelle et sa seule entrée/sortie sur la RN 12 à la Ville-es-Lan ont été dimensionnés  – y compris lors des derniers travaux de l’échangeur – pour un trafic qui se réparti entre deux entrées/sorties, à l’Est et à l’Ouest de Lamballe. 

  • Le premier enjeu de la fin de la rocade est donc de répondre aux difficultés de trafic sur la RN 12 et à l’échangeur de la Ville-es-Lan. 
  • Le deuxième enjeu est de désengorger l’accès à la gare de Lamballe, nécessaire à un public qui va largement au delà des habitants de Lamballe-Armor, car aujourd’hui, c’est l’axe rue Clemenceau/rue du Maréchal Foch qui fait office de rocade Est. Il y va aussi de l’accès aux collèges et au lycée public de Lamballe. Au delà, c’est la circulation dans Lamballe qui est en jeu.
  • Le troisième enjeu est de faciliter l’accès à la côte, notamment vers Saint-Cast et toutes les communes au Nord-Est de Lamballe.
  • Le quatrième enjeu est de répondre aux besoins des entreprises du parc économique de Lanjouan à qui il a toujours été promis la fin de cette rocade leur permettant ainsi d’accéder facilement à la RN 12 vers Rennes et au delà. Il s’agit d’un trafic de voitures mais également de camions.
  • Le cinquième enjeu est un enjeu de sécurité. La gendarmerie et surtout les pompiers ont été positionnés du côté du Quai des rêves considérant qu’ils pourraient accéder rapidement à la RN 12 une fois la rocade terminée. C’est un enjeu de sécurité pour toutes les communes à l’Est de Lamballe.
  • Enfin, s’il fallait retenir un argument écologique, il faut souligner que le trafic tel qu’il est aujourd’hui provoque une pollution de l’air qu’il faut savoir combattre.

Le statu quo n’est donc pas tenable. La nouvelle étude de trafic lancée par le département est importante mais la question de la clé de répartition du financement  actuellement imposée par le département est également majeure. C’est en partie le choix de cette clé qui a fait échouer les projets de fin de rocade de Lannion et de Saint-Brieuc.

Dans l’action publique, il faut respecter ce qui a été engagé par ses prédécesseurs et savoir terminer ce qui a été commencé.

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